Sur injonction de la Commission européenne, elle-même soumises aux pressions du groupe Monsanto-Bayer, 18 pays ont finalement voté une ré-homologation du glyphosate pour une durée de 5 ans.

5 ans c’est mieux, nous dira-t-on, que les 10 prévus initialement par la Commission, mais au fond, cela ne change rien pour les millions de personnes qui s’inquiètent de ce qu’ils trouvent dans leurs assiettes. Ce qu’ils veulent c’est, comme l’a voté majoritairement le parlement européen, dont les membres de la GUE-GNV, l’interdiction au plus tôt de ce produit déclaré cancérigène probable par Centre international de recherche sur le cancer. La France a défendu son point de vue d’une limite à trois ans et a donc voté contre la proposition de la Commission.

Maintenant il s’agit de créer les réelles conditions de tenir la promesse de l’interdiction en France du glyphosate d’ici trois ans que Macron a réaffirmé hier. Sans développement de la recherche agronomique publique, sans le soutien à la profession agricole pour l’essor de techniques alternatives et  sans la garantie d’une juste rémunération du travail paysan c’est promesse ne sera que du vent..

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