Les Marmots de Soros

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Ça piaille, ça chouine, ça trépigne. Ça se drape d’oripeaux colorés, éclatants, agressifs. Ca casse le verre et l’ambiance, ça met le feu, ça sabote. Ça se déguise ou se dénude, se fouille et se couvre le nez. Ça provoque, accuse, stigmatise, médit, maudit, voue aux gémonies, exige, brandit des effigies, des petits panneaux, des gros panneaux peinturlurés. Des armes.

Les marmots sont dans la rue.

Que veulent-ils encore ? Du rab de fayots ?

Des fayots, quand les carottes sont cuites. Mais les carottes bouillies… grimace, z’aiment pas ça ! Ce qu’il veulent ? Être autonomes ! Tout en se laissant mener par ces mystérieux gars des « services » tout de noir vêtus et cagoulés-anonymes comme des vrais z’ânars de l’année. C’est encore le meilleur moyen de ne pas se faire de mal à soi.

Dire c’est dur, mais faire, ils savent : marcher (au pas), obéir à qui de droit (substitué). Jacques a dit et Georges aussi : éclaboussez, saccagez vos entours (pas les miens). Etalez votre douleur factice, la peine réelle de n’être rien en grandira d’autant… Explosez tout ce qui est à vous mais pas encore (déjà) à moi. En échange vous aurez des os à ronger. Couché !

– Pas question, disent les gens qui ne s’en laissent pas compter. Au pied ? Essaye, un peu. Je t’attends au tournant.

– C’est intolérable ! aboient aussitôt les cabotins en chœur. ON NE PEUT PAS LAISSER DIRE ÇA !

– Pourquoi donc ? répondent les gens libres, citant l’article 10 originel des droits fondamentaux du citoyen, intouchable (mais sans cesse retouché).

– Il vous faut des raisons ?! s’étranglent les mangetouts. La raison ne passera pas !

Dans la foulée, ils espionnent, harcèlent et « dénoncent » tout ce qui leur échappe, les camarades de préférence : même génération, mêmes écoles de type Belkacem. Mais lui, elle, l’autre, c’est Poil de Carotte ou Cosette, ou le moins bête du lot, ou la plus belle, et toujours le mal-vu du jour, pourtant tout aussi fondamentalement déshérité (dénationalisé) que les chouchoux de la maîtresse.

Soros le prolifique a des marmots partout où il y a quelque chose à siffler, là où les fissures menacent l’édifice. Dans les pays stratégiques sous pression, les marmots armés participent en mode mineur aux tueries. Partout où ils se savent protégés par la finance, là où sévit une guerre sournoise, les godillots et godillotes pointent leurs bouilles aux joues pleines de vent, prêts à faire des bobos à tout le monde sauf eux.

Mais la laisse est courte. Car leur fonction réservée est, en jappant, de couvrir la voix qui monte des profondeurs : les déprogrammés, les électrons libres, les jeunes pousses sous les ronces qui se fraient un chemin vers le soleil.

Pour les choses sérieuses (de la traque à l’hallali ou au terrorisme), les vieillards écartent les braillards, on envoie la vraie police, les seuls « services ». Et pour gérer les trafics, on finance les ONG spécialisées.

Quand les marmots de Soros auront joué leur pauvre rôle, quand la chape de plomb aura recouvert la cocotte-minute où se programme et s’agite la masse informe des smartphoneurs, les briseurs de verre et incendiaires des centres-villes connaîtront en pire le sort commun, Meilleur des Mondes ou pas. Ils finiront délateurs inquiets de leurs semblables, aux aguets et aux crochets, comme ils l’ont toujours été, ou chair à canon prioritaire, ou au bout d’une pique, ou au fond d’un trou, comme tous les idiots utiles du passé et de l’avenir.

Bien sûr, on ne leur souhaite aucune de ces éventualités, le sort des pioupious et le nôtre étant malheureusement confondu.

On voudrait simplement que les adultes se fassent entendre, enfin.

Couché, les marmots.

 

source

lisca

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