Les nouvelles aliénations du libéralisme…

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L’homme, au cours des siècles, n’a cessé de s’émanciper, de conquérir des droits nouveaux : il a réussi à obtenir des droits multiples, grâce aux luttes ouvrières menées au XIX et au XX ème siècle.

Ses conditions de travail se sont améliorées, les salaires ont augmenté, l’éducation est accessible à tous…

Mais ces droits sont de plus en plus menacés et remis en cause par le libéralisme sauvage et féroce qui s’installe et sévit partout dans nos sociétés.
En France, la réforme du droit du travail prévue par le nouveau gouvernement fait peser de lourdes incertitudes sur les salariés, on peut redouter des régressions dangereuses.

Pourtant, l’individu ne peut s’épanouir si ses conditions de travail sont trop dures : il perd ses potentialités, sa qualité de vie s’amoindrit.

Et, souvent, les êtres humains n’ont même plus conscience de cette aliénation qui leur paraît inéluctable et ils s’enferment eux-mêmes dans leur propre aliénation.

C’est la thèse que développe le philosophe Yvon Quiniou : « La mutilation constitutive de l’aliénation affecte aussi la conscience de l’individu aliéné : celui-ci n’a pas conscience des capacités et des besoins qui sommeillent en lui, il a été façonné idéologiquement de telle sorte qu’il n’imagine pas une autre vie pour lui, voire, en raison des modèles qu’il a intériorisés, il désire celle qu’il a, la jugeant conforme à ce qu’il croit être sa nature. C’est là le comble de l’aliénation quand celle-ci se boucle sur elle-même. »
Je songe encore à ces salariés allemands qui vivent dans la misère et qui en éprouvent de la honte, comme s’ils étaient coupables de ce qui leur arrive, comme si leur sort était mérité.

Les hommes se sentent ainsi souvent impuissants face au phénomène de la mondialisation qui les broie et les annihile.
Les hommes aliénés ne voient même plus leur aliénation.
Les salariés qui se retrouvent au chômage sont comme exclus du monde, ils n’ont plus d’existence, ils sont comme annihilés. La précarité entraîne souvent une désocialisation.

Les politiques devraient veiller à ce que soit préservée cette émancipation essentielle au bonheur de l’homme.
Mais, obnubilés par l’économie, la rentabilité, la croissance, les hommes politiques en oublient de s’intéresser à l’épanouissement de l’être humain.

Dans une société libérale, l’argent, le profit l’emportent sur toute autre considération. L’injustice, l’inégalité prospèrent.

L’homme du XXIème siècle est-il voué à de nouvelles aliénations ?
Hélas ! Le libéralisme forcené qui s’empare de notre monde conduit les hommes vers de nouveaux asservissements.
Hélas ! Des servitudes nouvelles apparaissent dans les formes d’organisation du travail.

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/07/les-nouvelles-alienations-du-liberalisme.html

Source : un article de Marianne
La politique confrontée à l’exigence d’émancipation.

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source

rosemar

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