La Russie et la République Populaire de Donetsk continuent le combat juridique pour que les crimes de guerre de Kiev soient punis

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Pendant que l’Ukraine délire sur l’agression et les crimes imaginaires de l’armée russe dans le Donbass, tout en essayant de ne pas avoir à endosser la responsabilité de ses crimes de guerre, la Russie, tout comme les deux républiques populaires ne restent pas inactives et travaillent pour prouver factuellement au monde entier les crimes, bien réels ceux-là, de l’armée et des forces de l’ordre ukrainiennes dans le Donbass.

La première annonce est venue de la République Populaire de Donetsk (RPD), dont la médiatrice aux droits de l’homme Daria Morozova a mené des discussions avec la présidente de la Mission de Surveillance des Droits de l’Homme de l’ONU en Ukraine, Fiona Frazer, à qui elle a remis des documents prouvant l’utilisation de la torture et de méthodes illégales par les représentants des forces de l’ordre ukrainiennes dans le Donbass.

« Les questions concernant les personnes portées disparues, tuées à cause des tortures commises par les forces ukrainiennes, et l’échange des prisonniers de guerre ont été discutées lors de cette réunion,  » a ainsi noté le service de presse de la médiatrice aux droits de l’homme.

Concernant la recherche des personnes portées disparues « l’accent a été mis sur le besoin de coopération et de travail conjoint avec la partie ukrainienne concernant l’échange d’une banque de données ADN pour identifier les corps  ».

Daria Morozova a profité de cette réunion pour signaler l’attitude destructrice des représentants ukrainiens lors des discussions du sous-groupe de contact humanitaire à Minsk. Comme le 6 juillet, lorsque ces derniers ont interrompu la discussion sur l’échange des prisonniers, en exprimant leur réticence à remplir leurs obligations, ce qui a poussé les représentants du Donbass à sortir de la réunion.

De son côté, la Russie n’est pas en reste, et continue le travail lancé depuis l’année dernière concernant les poursuites pénales pour crimes de guerre contre plusieurs officiels et commandants ukrainiens. La liste des crimes de l’armée ukrainienne continuant de s’allonger jour après jour, la commission d’enquête spéciale russe rajoute au fur et à mesure de nouvelles preuves, et de nouvelles charges pour chaque nouveau crime commis.

Ainsi, l’agence fédérale russe d’enquête sur les crimes très graves a ouvert un dossier pénal concernant le bombardement récent de zones résidentielles de Donetsk par l’armée ukrainienne qui a fait des victimes parmi les civils.

«  Un dossier a été ouvert sur base du crime décrit dans l’article 365 du code pénal russe – l’utilisation de méthodes de guerre interdites. Les enquêteurs suspectent que les soldats ukrainiens ont de nouveau violé l’accord de cessez-le-feu signé par le groupe de contact tripartite et qui ordonne le cessez-le-feu dans certaines zones des républiques de Donetsk et Lougansk, ainsi que le retrait des armes lourdes, » a déclaré la porte-parole du chef du comité d’enquête, Svetlana Petrenko, citée par RIA Novosti.

Svetlana Petrenko a souligné que les enquêteurs avaient de bonnes raisons de croire que le 10 juillet à 23 h, l’armée ukrainienne et la garde nationale ont utilisé de l’artillerie lourdepour tirer sur des infrastructures civiles situées dans le district de Petrovsky à Donetsk, faisant deux blessés parmi les civils et détruisant plusieurs habitations.

Comme on peut le voir, le dossier pour le tribunal pénal international qui devra se tenir pour juger les crimes de guerre commis lors du conflit dans le Donbass continue de se remplir et de s’alourdir contre Kiev. À l’allure à laquelle ces crimes s’accumulent, le poids et l’épaisseur des dossiers n’aura rien à envier à ceux du procès de Nuremberg.

Surtout quand on voit l’état de la justice ukrainienne concernant les jugements rendus contre les victimes mêmes des abus de l’armée et des forces de l’ordre ukrainiennes. Ainsi, une jeune fille d’Artemovsk, Nadiejda Kozlova, qui en 2014 avait dégoupillé une grenaded’un des soldats qui essayait de la violer pour se défendre, et avait été sévèrement mutilée lors de l’explosion, a été condamnée l’an passé à 14 ans de prison pour la mort de ce soldat !!! La jeune femme est désormais invalide, ayant perdu une partie du bras gauche et sa jambe gauche est sévèrement mutilée.

L’association des prisonniers de guerre et des prisonniers politiques du Donbass a demandé au représentant ukrainien au sous-groupe de contact humanitaire à Minsk, Viktor Medvedchouk, d’aider à obtenir la libération de la jeune femme qui a besoin de soins permanents.

Si ce représentant met autant d’acharnement à ne pas travailler sur ce dossier qu’il en met à ne pas traiter celui de l’échange des prisonniers, on ne peut malheureusement que craindre que Nadiejda reste en prison pour encore longtemps si la communauté internationale ne se mobilise pas pour la sauver.

Christelle Néant

Voir l’article sur DONi

 

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