Recrutement des enseignants : la pénurie…

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Qui veut désormais devenir enseignant ??
Qui accepte d’être déconsidéré, jugé responsable de tous les maux de la société ?
 
Qui accepte d’être ainsi méprisé dans une société où l’autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?
 
Le ministère de l’Education se retrouve face à une pénurie de professeurs, malgré de nombreuses campagnes de recrutement.

Lettres modernes, lettres classiques, anglais, allemand, mathématiques… Dans toutes ces disciplines, la pénurie de professeurs s’est installée. Les résultats du Capes 2017 le démontrent : 1 303 postes au total n’ont pas été pourvus à l’issue du concours de recrutement des enseignants du second degré, soit 17 % du total…
Eh oui, les candidats ne se bousculent plus pour se présenter aux concours d’enseignement.
Mais pourquoi ?

Alors que le métier de professeur est présenté comme idyllique par certains : d’excellentes conditions de travail, des élèves attentifs, polis, une administration aux petits soins, des vacances à gogo… pourquoi cette pénurie dans le domaine de l’éducation ?

Comment l’expliquer, si ce n’est par des difficultés croissantes dans ce métier de transmission ?
Un métier qui exige des études assez longues, donc une entrée tardive dans le monde du travail, un métier difficile car les enseignants sont confrontés à tous les problèmes de la société : chômage, familles décomposées, recomposées, divorces, misère sociale…

Un métier où chaque enseignant se retrouve isolé face à ses élèves, car, souvent l’administration préfère fermer les yeux quand des problèmes se posent.

Un métier où les réformes se sont succédé, sans concertation, de manière improvisée….

Un métier où les conditions de travail sont parfois déplorables : des établissements vétustes, mal équipés, des élèves que leurs parents n’éduquent plus, des élèves incapables de se concentrer et d’écouter un cours.

Certains jeunes enseignants en viennent à démissionner, après avoir réussi leur concours : c’est particulièrement inquiétant.
Confrontés aux réalités du métier, ils renoncent à cette fameuse « sécurité de l’emploi », si convoitée et si précieuse en période de crise.
Triste constat !
 
Un des métiers les plus importants de nos sociétés est sacrifié à des modes : la transmission des connaissances n’est même plus au coeur de ce métier. Or, elle est essentielle, seules les connaissances permettent de progresser, elles sont un support indispensable de la réflexion.

Il serait temps de rétablir des équilibres perdus : redonner du poids et de l’autorité aux enseignants.
Il serait temps de remettre à l’honneur la culture, l’enseignement de la grammaire, de l’orthographe.

L’enseignement ne devrait-il pas être une priorité dans une société moderne ? Ne devrait-il pas être au coeur et au centre de toutes les préoccupations ?


 

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