CONTRE

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Paroles d’Homme

Quelles que soient les positions adoptées. Celles de prendre position pour ou contre, d’être d’accord ou pas, d’être ouvert au dialogue ou non, le dénigreur professionnel tapis dans l’ombre se fait un grand honneur de dynamiter arguments et réflexions. Le but assumé est d’être dans la négation. D’être opposé à ce qui se dit, se pense, se formule ou s’exprime. Il croit détenir le savoir et se sent le dépositaire d’une vérité suprême. Il est souvent aigri, envieux, mal assuré et en conflit permanent avec lui même, souffrant la plupart du temps d’une image dévalorisée. Il a systématiquement recours au bulldozer pour détruire ce qui lui échappe. Il est partout ! Avec une tendance de se perdre dans l’anonymat des foules ou de s’intégrer dans des partis politiques, toujours prêts à bondir. Il cultive le culte du « NON » et refuse souvent le dialogue pour mieux masquer son ignorance et ses incompétences.

 
Il fuit les échanges qui soulèvent apparemment trop de complications par rapport aux dogmes, plutôt simplistes, dans lesquels il s’inscrit. Sa plus grande satisfaction, c’est de voir le malheur s’abattre sur les plus vulnérables. Aussi l’infortune de ses semblables fait-elle partie de son carburant quotidien. Sans passeport ou carte d’identité, il sévit au delà des frontières avec comme seul viatique le désir jouissif d’imprimer sa volupté hargneuse là ou il se trouve.
En politique ou en économie la devise du dénigreur prospère sur le rejet. Peu importe le type de sujet dont il est question. Ce qui importe c’est lever le poing et désapprouver. Il est très courageux dans l’anonymat et un délateur zélé par ambition. Par ailleurs son instinct de survie est remarquable. Il lui permet de changer d’opinion aux moments opportuns afin de redynamiser ses objectifs si nécessaire. Son ennemi c’est l’autre, l’incapable, sans se douter qu’en attaquant l’autre, il s’attaque lui-même. Fuyant la solitude il a besoin d’un clan qui le mette en valeur. Grande gueule quand il trouve un public. Introverti la plupart du temps. Ni trop dans la lumière, ni trop dans l’ombre. Il ambitionne néanmoins de peser sur un certain électorat et cherchera à s’entourer de quelques disciples qui lui serviront de porte voix. En occident, l’influence d’un tel agité se limite aux joutes oratoires. 
 
Ailleurs cela susciterait des dictatures sanguinaires, conduirait aux massacres et à la corruption généralisée. Une situation que le bobo bien pensant au regard voilé citerait en exemple. Il en parlerait comme l’avènement d’une révolution populaire. Et personne ne bougerait un petit doigt !* Ce type de velléité existe et progresse aussi sur notre continent. Il n’y a qu’à entendre l’autocrate Melenchon vanter les mérites et réussites des dictatures du style Hugo Chàvez et consorts. Ils mettent leur pays à feu et à sang. Les socialistes, qu’ils soient tendance sociaux-démocrates ou furieusement d’extrême gauche enfourchent eux aussi et depuis longtemps, le dogme de la négation. Trois lettres qui arrêtent la machine à réfléchir et mettent fin à toute évolution. La direction des partis ou ce qu’il en reste, tire le rideau sur les idées et l’autoflagellation des quelques membres encore lucides. De ceux qui aimeraient comprendre et se posent de vraies questions. C’est le bout d’un chemin qui ne menait nulle part.
 
Matamore
Le dénigreur n’est pas forcément fidèle à son camp. Il peut en changer pour reprendre des couleurs. La gauche, explosé et irréconciliable, avec sa meneuse de revue Martine Aubry, pour ne nommer qu’elle, disparaît dans les brouillards de la gloire éphémère du « NON ». Il se murmure que tout est à reconstruire, mais reconstruire quoi sur quoi ? Cette gauche préhistorique, à la rhétorique dépassée ne fait plus recette. Les bobos humanistes aux slogans éculés, le verbe haut et les idées très en deçà du minimum requis, se sont sabordés avec enthousiasme sur l’autel des espoirs populaires. En face le même phénomène se répète avec la joie qu’on imagine. Le candidat qui se propose à l’élection de président de la smala républicaine se comporte en champion dénigreur, droit dans ses bottes. Sa carrière semble plus importante que le sort des français et il le fait savoir. Son attitude politique est en retard sur son temps.
 
Il se réfère au passé pour rester ce qu’il est : « Un has been » opportuniste qui finira dans les sables du désert. Une chose est certaine, l’incompétence et l’ignorance de ce petit monde à bout de souffle aura favorisé la mise en lumière d’Emmanuel Macron. Les jaloux et hargneux d’aujourd’hui sont les mêmes qui hier le prenaient pour un phénomène sans consistance et parlaient de bulle prête à exploser. Les professionnels de la chose publique furent unanimes à prévoir l’échec du nouveau venu sans expérience. Pourtant la maison de la « République En Marche » malgré les critiques de ses adversaires a brillamment réussi son pari. Le succès appelle le succès. Il privilégie, hélas, l’émergence des dénigreurs en embuscade ; permettant aux petites mesquineries et sous-entendus, de s’établir dans la durée. Il devient alors facile d’exploiter avec malveillance, supputations et petites phrases pour discréditer des membres du gouvernement. Dénoncer par dépit pour nourrir l’aigreur des échecs ou par goût du gain est un métier à plein temps que certains exercent avec habileté et talent. Détruire est à la portée de tous les imbéciles. Pour construire il faut du talent.                              
 
N.B. – Il y a et il y aura toujours un petit nombre d’irréductibles qui joueront aux révolutionnaires de bandes dessinées tels des cancres en perte de repaires, confinés dans les pré-hauts de quelque lycée. Ils se comportent comme des écervelés patentés, pourfendeurs de faux problèmes et faiseurs d’esclandres. Ils éprouvent le besoin d’éructer malveillance et vulgarité pour, croient-ils, donner un sens à leurs utopies contradictoires et irréalisables. Ce ne sont que des aboiements de frustrés dont les sociétés se lassent. Ils sont plutôt apparentés à des perturbateurs professionnels, habités d’une volonté de nuisance, que des performeurs d’idées. Ces adeptes de la mésentente et du « Y-a-qu’à » permanent sous couvert de patriotisme se leurrent. Ils combinent ce qui fut avec une vision éculé de l’avenir, ce qui provoquera, dans le meilleur des cas, le trou noir dans lequel disparaîtront les pensées éruptives Melenchoniennes et celles des frondeurs exotiques de l’extrême gauche façon Aubry. Les reproches que l’on pourrait faire à la presse c’est d’être systématiquement à l’affût des petites phrases, de rechercher les failles à exploiter en mettant l’accent sur des interprétations aléatoires au lieu de traiter les vrais problèmes, ceux qui concernent directement la population.Suivre les supputations journalistiques de ces énergumènes qui semblent tout savoir sur tout, quitte à imaginer des réponses pour combler les vides, devient de plus en plus fastidieux. 
 
 
*Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. (Sénèque)
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