Deux attentats frappent Lougansk pendant le premier jour du G20 – Bilan : un mort et sept blessés

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Cette première provocation, visant manifestement à saboter tout éventuel rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine lors de leur rencontre, a eu des conséquences sanglantes pour la RPL. Le bilan d’un mort et sept blessés, risque encore d’évoluer, car les autorités de la RPL n’excluent pas la présence d’autres engins explosifs sur le territoire de la république.

La première explosion, qui a eu lieu à 15 h 30 heure locale, près de la place des Héros de la Grande Guerre Patriotique à Lougansk, a tué une capitaine du service médical de la milice populaire de la RPL, et blessé cinq personnes dont des civils.

Victime de l'attentat

D’après le porte-parole de la milice populaire, le lieutenant-colonel Andreï Marochko, l’engin était artisanal.

« L’enquête est en cours, toutes les agences de maintien de l’ordre de la RPL sont impliquées. La zone de l’incident a été bouclée ; la recherche d’autres engins explosifs à proximité de l’incident est en cours. C’est sans doute un engin explosif, rempli d‘armatures tranchantes [ndlr des shrapnels], déposé dans une poubelle près d’un magasin d’alimentation qui a exploséLe type et la puissance de l’engin explosif doivent être précisés, » a ainsi résumé Marochko.

La police et la milice populaire n’ont pas eu le temps de trouver la deuxième bombe, située à peine à 50 mètres de la première, avant qu’elle n’explose, ajoutant deux blessés de plus au bilan du premier attentat. La deuxième bombe était placée dans une voiture cette-fois.

Voiture piégée - Lougansk

La nature de la première bombe (présence de shrapnels, qui rappelle les bombes artisanales des attentats terroristes islamiques qui ont frappé le métro de Paris en 1995), et la proximité de la deuxième bombe, indiquent clairement que ceux qui les ont installées voulaient faire un maximum de victimes.

À cause du risque d’autres explosions, le MGB de Lougansk a demandé aux gens de ne pas sortir de chez eux pour le moment, et de ne pas se rassembler en masse, pour éviter un carnage. Les festivités prévues demain à Lougansk ont été annulées par sécurité.

Les autorités de la RPL ont accusé l’Ukraine d’être à l’origine de ces attentats. Le but pour les autorités ukrainienne étant d’éviter que la Russie et les États-Unis ne se mettent d’accord à Hambourg pour obliger Kiev à respecter les accords de Minsk.

« Ayant peur qu’à Hambourg, les dirigeants de la Russie et des États-Unis, Vladimir Poutine et Donald Trump puissent identifier lors de leur réunion en tête à tête des moyens de désescalade, les faucons de Kiev en sont venus à des actes inhumains, visant à montrer à la communauté internationale la soi-disant instabilité des républiques populaires », a expliqué Marochko.

« Non moins inquiétante pour Kiev est la réunion des dirigeants des pays garants des accords de Minsk, qui vont discuter de la résolution du conflit du Donbass sans Porochenko, ce qui donne de l’espoir pour une accélération de la mise en œuvre du paquet de mesures », a-t-il conclu.

Le chef de la RPL, Igor Plotnitski, a demandé aux citoyens de la république d’être vigilants, de ne pas céder à la panique, et a tenu à adresser ses condoléances aux familles des victimes. Le MGB a lancé un appel à la population afin de trouver des témoins qui auraient vu des personnes suspectes dans la zone où ont eu lieu les deux explosions. Les services de sécurité ont aussi appelé les habitants à leur signaler tout objet ou personne suspecte.

Au vu de la façon dont a commencé cette première journée du G20, celle de demain et les jours qui vont suivre risquent de marquer une nouvelle étape sanglante du conflit du Donbass.

Christelle Néant

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