Le cancer : quand une seule de nos 100 000 milliards de cellules dégénère en tumeur maligne

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Environ 100 000 milliards de cellules dans le corps d’un être humain adulte, 

Environ 200 milliards de cellules créées chaque jour pour remplacer celles qui meurent…

 

 Le cancer n’est pas vraiment une maladie, mais plutôt une famille de maladies qui se caractérisent par une prolifération anormale de cellules dans un tissu. Les cellules identiques sont regroupées en tissus, qui à leur tour peuvent constituer des organes. A tout moment de notre vie des cellules meurent. C’est normal. Et d’autres sont créées pour les remplacer : environ 200 milliards chaque jour

 

 

 

Une vidéo de Science étonnante :

 

Le cancer est aujourd’hui la 1ère cause de mortalité en France. Mais qu’est-ce vraiment que cette maladie, et pourquoi nous résiste-t-elle ?

 

Dans cet épisode, je vous parle des mécanismes d’apparition des tumeurs cancéreuses, des facteurs de risque et des traitements, avec un zoom particulier sur les immunothérapies.

 

Le portfolio de Raphaël Thiollier, qui a bénévolement réalisé l’épisode : http://www.lecaveaudelopus.com/RAPHAE…
Merci pour tout, Raphaël !

Merci à Élodie Grellier et Antoine Crouan de l’école des sciences du cancer pour l’accompagnement et la relecture bienveillante du scénario : https://formation.gustaveroussy.fr/

Merci au Professeur Caroline Robert pour l’interview, à Ken Olaussen et Catherine Hill pour la relecture du script.

Merci à la direction de la communication de l’institut Gustave Roussy pour les quelques images et plans additionnels.

Le billet de blog qui accompagne la vidéo, pour quelques infos et sources supplémentaires : https://sciencetonnante.wordpress.com…

 

 

Un commentaire de Science étonnante publié sous la vidéo :

 

Quelques précisions sur des points qui reviennent souvent :

– pourquoi une tumeur maligne peut provoquer la mort. Eh bien principalement parce qu’elle perturbe fortement le fonctionnement de l’organe dans lequel elle se développe.

– pour le classement 2A, je parle de preuves par exemple sur les animaux. Le principe général est le caractère cancérigène avéré chez les animaux, mais ça n’est qu’un exemple des « soupçons » qu’on peut avoir et qui amènent au classement 2A. Donc non, on n’a pas de souris coiffeuses ! Et la raison du classement 2A concerne les produits qui sont manipulés, notamment les colorations.

– il n’y a pas d’erreur d’inversion dans le tableau d’incidence / mortalité. La mortalité peut parfaitement être supérieure à l’incidence. L’incidence est le nombre de nouveau cas dans l’année. Exemple fictif simplifié : 100 nouveaux cas en 2016, 90 en 2017. Mais les 100 de l’année 2016 meurent tous en 2017.

– il y a évidemment des effets secondaires aux immunothérapies. On booste le système immunitaire, mais celui-ci peut se mettre à s’attaquer à des cellules saines, et provoquer par exemple des maladies auto immunes. Donc comme tout traitement, c’est une arme à double tranchant.

 

 

Une seule de nos 100 000 milliards de cellules devient hors de contrôle, et le cancer peut s’installer…

 

Cruelle ironie…

 

 Qui me laisse désabusée et m’invite à reconsidérer ces deux monologues tirés du film American Beauty (réalisé par Sam Mendes et écrit par Alan Ball – sorti en 1999)

 

 

(musique : American Beauty, par Thomas Newman – Original Motion Picture Score – janvier 2000)

 

 

Ricky (Wes Bentley – au milieu du film) : 

 

« C’était une de ces journées 
où il va se mettre à neiger d’une minute à l’autre
et qu’il y a comme de l’électricité dans l’air.
On peut presque l’entendre.

Et ce sac…
dansait avec moi,
comme un enfant qui m’invitait à jouer avec lui.
Pendant 15 minutes.

Ce jour-là j’ai compris qu’il y a…
une vie au-delà des choses.
Et une force, incroyablement bienveillante
me disait qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur.

Jamais.

Sorties du contexte, les images n’ont aucun sens, je sais…
mais ça m’aide à me souvenir.

J’ai besoin de me souvenir.

Parfois, il y a tellement de beauté… dans le monde…
que c’en est insoutenable.

Et mon coeur est sur le point de lâcher… »

 

(Arbrealettres + Scènes Cultes)

 

 

 

Lester (Kevin Spacey – à la fin du film) :

 

« J’avais toujours entendu dire qu’à l’instant de votre mort, votre vie entière se déroulait devant vos yeux en une fraction de seconde. Tout d’abord, cet instant dure beaucoup plus longtemps qu’une fraction de seconde… Il s’étend jusqu’à l’infini, comme un océan de temps. Pour moi, c’était d’être allongé dans l’herbe en été pendant les vacances, à regarder les étoiles filantes. Et les feuilles des arbres qui bordaient notre allée, tourbillonnaient dans le vent d’automne. Ou les mains de ma grand-mère, et cette peau sèche et ridée comme du parchemin. Et la première fois que mon cousin Tony est venu chez nous dans sa superbe voiture. Et Janie, et Janie… Et Carolyn. Bien-sûr, je pourrais être aigri de ce qui m’est arrivé, mais c’est inutile. Il y a tant de beauté dans ce monde. Parfois j’ai l’impression qu’elle me submerge de partout en même temps, et c’en est trop. Mon coeur se remplit comme un ballon prêt à exploser, et là, je comprends qu’il faut que je lâche prise, que j’arrête d’essayer sans cesse de m’y raccrocher… Et ça glisse sur moi comme de la pluie. Et je ne peux plus rien éprouver d’autre que de la gratitude, pour chaque instant de mon insignifiante petite vie… 
Vous ne comprenez pas ce que je suis en train de vous dire, n’est-ce pas ? 
Ne vous en faites pas, un jour…
Vous comprendrez. »

 

(Répliques de American Beauty)

 

 

 

(musique : Because, reprise des Beatles par Elliott Smith – Musique originale du film – octobre 2015)

 

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